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...largo winch.
.. et puis je sais pas s’il y a du soleil, je suis retourné sur mon matelas là haut, les volets sont fermés, j’ai mis sur deezer à nouveau encore et encore le koln concert, position foetale dans l’attente, il pleuvait ce matin, il faisait gris ce matin, on aurait dit un début d’hiver soviétique quand le grand soir déchirait les espoirs à coup de bottes rythmés sur la luisance des trottoirs nocturnes, il est quelle heure, chéri ? je sais pas j’ai pas d’heure, et t’existes pas , je suis le chéri de personne et je ne veux surtout pas que ça change, - j’avais treize ans et j’écrivais sur un cahier, l’atelier était vaste et clair-, - j’avais quinze ans et j’écrivais sur un cahier adolescente quel est ton nom ?.. – - j’avais quatorze ans et je grattais deux accords dissonants sur une guitare à deux balles- ………………………………………….et c’était la nuit au cinquième étage d’une barre d’immeuble qui explosera sous les pains de plastic de la deux centième reforme de l’aménagement de la ville, banlieue nord grisâtre, - j’avais quatorze ans et mon père toussait un peu trop, - j’avais quinze ans et j’apprenais le kaddish par cœur, mon père venait de mourir sur jumping jack flash des stones à la radio qui passait sur une radio de jeunes pour les jeunes, un 23 juillet à 18 h 50, - j’avais pas vraiment quinze ans, c’est faux, - j’avais quatorze ans, onze mois et cinq jours…. …………………………………………………Je me suis allongé comme aujourd’hui sur un lit, y’a mes deux petits frangins qui se sont pointés à la porte qui m’ont regardé, j’ai dit papa est mort…. ………………………………………..Ça veut pas dire grand chose, ça veut même rien dire, j’aurai du rajouter : et alors ? mais à l’époque je savais pas que cette expression existait, je connaissais pas tous les mots ou alors dans le désordre surement…… .. et alors ? a été ma seule vraie compagne, je l’ai découverte plus tard quand…. .. et alors ? a été la seule qui n’a jamais tenté de m’expliquer autre chose que ce qu’il y avait réellement à dire…… .. ce matin j’ai traversé le plateau sous la pluie, le caoutchouc de mes essuies glaces couinait comme une salope sur le pare brise…. Je me sois souvenu des fraises que j’allais acheter à ce fermier lorsque j’habitais dans ma maison sur la colline…. ……. J’ai brutalement pris conscience que je jouais au loto pour avoir les moyens de racheter mon passé.. (alors que je l’ai placé chez madoff) (un juif cet enculé )
.. du coup, je vote ump…… (comme ça je serai ministre des têtes à bisous)
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... blowing in the wind...
.. et puis on a beau tourner ça dans tous les sens, si tant est qu’il existe des sens, et puis tu sais, la vie, c’est rien d’autre que ce que l’on vit, y’a rien ailleurs, y’a rien à un autre moment, y’a rien autrement…. ……………………………………et puis c’est dimanche matin, il doit être genre six heures, j’ai pas ouvert les volets, y’a mon café très chaud sur la caisse en bois à coté de mon matelas, je pars demain matin, toute la semaine, pour ma maison sur l’île là bas… voilà donc, ma vie c’est ça, c’est ni bien ni mal, je viens de finir mon café, c’est du café en poudre, je bois que ça, et un des moins chers, je me suis habitué à ça, je mets ça dans le micro ondes, ça chauffe le temps que je pisse, j’ai toujours une hésitation à tirer la chasse d’eau après mes quinze gouttes de pipi, toute cette eau qui coule, qui fout le camp, je suis pas genre sauvons la planète et tout ça, c’est depuis tout petit je crois, FLASH BACK SUR TOUT PETIT …. tu sais, je suis né dans un décor en or massif, je veux dire y’avait du pognon en pagaille, j’en savais rien, je regardais les musiciens que mes parents invitaient dans les fêtes et qui jouaient quand on mangeait, je regardais le violon, on m’en avait offert un, un faux avec des bonbons dedans, j’étais assis sur le bord de l’estrade dans le salon de la maison, j’avais de minuscules couilles mais elles pendaient déjà comme après quand j’ai choisi de m’asseoir au bord du monde pour regarder rien du tout en me tripotant le zizi…. ……………et puis, il s’est passé des trucs on s’en fout quoi, et on s’est retrouvé en partance d’urgence, en emmenant rien, mes parents mes frères et moi, mais rien du tout, juste en étant juif, ma mère m’a dit tu dit à personne que t’es juif, je savais même pas que je l’étais, je savais pas que j’étais quelque chose, je savais pas que quelqu’un m’avait vu assis sur le bord du monde, mes couilles étaient si petites… et donc on a foutu le camp, on s’est retrouvé dans une chambre d’hôtel borgne, vivre à cinq dans neuf mètres carrés, y’avait pas de carreaux aux fenêtres, ma mère avait collé des cartons qu’elle enlevait ma journée, l’hiver il faisait toujours nuit, on avait un slip chacun, il mettait longtemps à sécher des fois, on était nus souvent mes frères et moi, on mangeait des pigeons, je me souviens, y’a rien à bouffer sur des pigeons….. .. ça a duré pas loin d'un an puis mon père a fait ce qu'il faut pour que l'on retourne dans ma norme ensuite, y’avait pas chasse d’eau au bout du couloir de l’hôtel qui puait, on remplissait un seau avec le robinet à coté, c’était long à remplir, il fait pas beaucoup d’eau pour enlever le caca si tu t’y prends bien, pour le pipi, on laissait tomber…. STOP DU FLASH BACK (le passé est une fiction écrit comme une déposition en garde à vue) …………………………… … freud aurait donc dit qu’il fallait aimer et travailler pour une vie réussie….. abraham dit qu’il n’y a pas de vie réussie ou ratée… y’a pas de modèle de vie, la vie c’est là où t’es au moment où tu y es.. nothing else.. juste à toi de pas te dire que t’aurai du être ailleurs justement parce t’y es pas.. (et n’oublie pas) : TU PEUX TOUJOURS FAIRE AUTREMENT TU NE LE FAIS PAS, C’EST TOUT
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...hollywood...
.. et puis bon, c’est à nouveau mal barrée la nuit et si tu te dépêches, on pourra échanger très poétiquement , la poésie semble un atout un joker à sortir quand le désir ressemble pas trop à une culotte, je veux dire, le chemin est loin, très loin, (et me revient cette période là )
Ma mère dansait dans les bars Imitant Jean Harlow Mon père lançait des poignards Au cirque, à Buffalo Un jour, on m’a dit"Go West !" et moi j’ai pédalé New York à Los Angeles Sur un vélo volé ….. yes, friend, sur un vélo volé, new york los angeles, avec deux nanas liquidant leur prime jeunesse vingt sept ans au bout de l’été, petites robes blanches légères, cheveux longs, brunes les deux, ongles vernis rouges, bracelet chevilles, on en avait pour une dizaine de semaines à trainer à travers tous les états unis, rien à foutre d’autre que d’entrer dans le film, raod movie à mort, à fond l’ivresse des motel 6, a fond les long size les cheveux encore mouillés de l’eau de la douche… …..une des filles chantonnait je ne sais quoi… …… je me passais le regard amande au khôl sur le miroir embué… …… l’autre écrivait une carte postale sur le rebord d’un ennui… -on sort dans une heure les filles j’ai dit, elles n’ont pas répondu, je demandais comme ça, -je suis sûr que ton sexe sent le savon j’ai dit, -tu m’emmerdes a repondu celle qui chantonnait, je me laverai quand même tous les jours, -ça n’a aucun intérêt de baiser avec un savon, j’ai dit aussi, j’avais des fesses très musclées et les cheveux foutrement long, -moi je me suis pas encore lavé a dit l’autre, -je vais aller te sentir j’ai dit, tu lis quoi ? -kundera, elle a dit, risibles amours, -pléonasme, j’ai repondu……… Alors, j’ai usé mes coudes A frotter les comptoirs Avec une star d'Hollywood Qui perdait la mémoire Le long de Sunset Boulevard Bras dessus, bras dessous on perdait nos derniers dollars Dans les machines à sous -… t’as rien usé du tout, elle dit celle qui chantonne, -je te raconte pas mon passé, je dis, je te raconte mon avenir, et de toute façon une fille qui a le cul qui sent le savon ne m’intéresse pas, va dans un lounge quelconque tenter ta chance, les amerlocks sont frappadingues du desinfectage total, -tu me baiseras, elle a dit en regardant le plafond et en continuant sa chanson fatigante, tu me baiseras parce que tu peux pas resister, elle dit -oui, je te baiserai parce que l’autre va me faire bander et un homme qui bande déchire la torah de son vertige et c’est ainsi que les filles se font épouser…. L’autre qui lisait kundera sur king size du motel m’a dit : - je t’emmerde aussi, tu m’appelles pas l’autre, tu m’appelle doria ce soir, c’est un soir à doria, -je t’appelle doria si tu enfiles ta chemisette bleue sans fermer les boutons du haut au restau, j’ai envie d’une pizza sur l’horizon de tes seins… -yes elle m’a dit, je m’en fous, juste tu m’enculeras pas, promets, j’ai un peu mal, -je crois qu’on va aller écouter du jazz j’ai dit, mais je me méfie des groupes du coin on va se faire enfler sur le jazz, je vous préviens les filles, je marche pas deux plombes sur le bord de la mer en regardant le ciel comme hier, ce soir, on bière et rock and roll, celle qui lisait kundera a écarté un peu les jambes pour s’étirer, et j’ai dit -putain le dessin de ta chatte est splendide, on dirait un œil égyptien du louvres, l’autre quoi chantonnait a demandé -et la mienne de chatte, elle ressemble à quoi ?, je me suis retourné du miroir, j‘ai plissé les yeux, elle a soulevé un peu le ventre, -une dentelle de ma grand mère, -ta grand mère dentellait des sexes de femme ? -t’es vraiment conne, je te parle volutes d’esthétisme, de toutes façon ça sent le savon à trois kilomètres, tu sais quoi, tu es désinfectée, tu n’es pas lavée, tu es désinfectée………. Un jour, Benjamin Shankar Le cousin ou le frère Du type qui joue du sitar A la cour d’Angleterre A gagné aux dés le droit D’être un an son amant on est allé vivre à trois Dans son appartement
(on a mangé un pizza géante en regardant les bateaux dans la nuit, on a écouté des rockers qui avait déjà tellement changé le monde qu’on était revenu au même au bout d’un moment, y’a un black sur le parking qui a chanté marie jeanne sur la garonne et on est resté un moment à écouter, on s’est couché tous les trois dans le king zize, -y’en a qu’avec une de vous deux avec qui je prend vraiment mon pied, j’ai dit -tu sais quoi a dit celle qui lisait kundera en glissant sa langue entre mes fesses, on s’en fout, tu peux pas savoir.. -je l’ai toujours su, j’ai dit, oh yes, toujours
Elle ramenait des voyageurs Des collégiens timides Qui pouvaient faire deux dollars l'heure Quelques Polaroïd Ses deux amants dans la cuisine Pour ne pas qu'ils regardent… En deux mois, ils jouaient tout Gershwin Sur des verres à moutarde Le texte de chanson est de David mac neil Tout le reste est une partie de la vie d’abraham
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.. don't read that.. (because the night)...
.. et puis la personne à qui je dois des points d’interrogation dort dans la chambre du bas.. elle est passée hier soir, je ne m’y attendais pas, j’avais des nouvelles par ailleurs comme ça, le premier rendez vous avec une avocate s’était mal passé, une autre a été contactée, mieux, la personne à qui je dois des points d’interrogation n’échappera pas à la prison, c’est ce qui se dit, il faudra voir avec les aménagements de peine possible, tout dépendra de l’humeur du ou de la juge… ………………………….on a mangé au chinois, un petit restau pas très loin de chez moi, j’ai mal à la tête, extrêmement mal à la tête, ça recommence, j’ai déposé ma candidature pour cet autre boulot plus loin, ailleurs, ça ne m’amuse plus tellement la vie, là, en ce moment, je commence plein de livres et au bout de cinquante pages, je me demande ce que j’ai lu, j’ai à nouveau très mal à la tête, je vais essayer de prendre quelques jours pour partir sur mon île, j’arrive pas à regarder un film non plus à la télé, au bout d’une demi heure, je me demande quelle est l’histoire, j’ai plus envie d’écrire sur les culottes, j’ai encore mal à la tête, j’ai acheté le bouquin d’un autiste que j’ai vu à la télé, « je suis né un jour bleu », un type qui calcule plus vite que j’ai mal à la tête, il pense en couleur, l’arménien à grosse bite que je connaissais se prenait pour un peintre majeur, il passait des heures avec les sourcils froncés et l’air inspiré et tragique devant une toile avec des pinceaux bleus aussi, il voulait passer par une période bleue je pense, il préparait ses biographies futures, il n’est nulle part sur internet, des fois je tape les noms de ceux que j’ai connus quand j’étais dans le monde, avant que cela ne m‘ennuie au plus haut point, il faut que j’amène à la déchetterie tout ce qui traine ici, tout ce qui risque d’être embarrassant, j’ai pris deux cachets pour mon mal de tête, je suis réveillé depuis trois heures du mat, j’ai plein de boulot chiant aujourd’hui, j’ai mis plein de post it hier soir que ma porte pour pas oublier les trucs chiants à faire, je vais prendre quelques jours pour aller sur mon île bientôt, je marcherai le long des falaises, j’irai boire un café face à la mer…………. …………………………………… j’ai écrit deux ou trois pages d’une histoire qui se passe là bas, j’ai trop mangé hier soir au chinois avec la personne à qui je dois des points d’interrogation, elle a changé je trouve, elle a envie de s’en sortir, ça se sent, je vais l’accompagner tant que je peux, j’ai rien à faire d’autre, je veux dire je n’attache aucune sorte d’importance à moi, je suis étonné quand les gens se donnent une importance quelconque, ils ont raison, je veux dire, on a toujours raison quand on fait pas chier l’autre, loin de moi l’idée de croire primo qu’il existe une vérité, deuxio que je la détiens, je m’en fous un peu, je suis fatigué mais d’une fatigue interne, j’ai remarqué hier soir que mes tempes sont devenues brutalement grises, je suis bien trop jeune pour avoir des cheveux blancs, j’aurai vingt et un ans la semaine prochaine, ça m’est venu d’un coup, j’ai vu ça hier soir dans la petite salle d’eau du bas, j’ai cru que c’était l’éclairage, le néon, quelque chose, je me suis planté devant les trois ou quatre miroirs de la maison, non, j’ai bien des cheveux blanc gris qui ont surgi là sur les côtés, la fille aux bougies est passée une heure en fin d’après midi, elle avait envie de manger des tartines de pain avec du chocolat fondu dessus, elle a amené le pain et le chocolat, moi j’ai rien chez moi, j’ai pas de four non plus sauf un micro onde et j’ai pas de gazinière juste une petite plaque électrique que j’ai volée à un pauvre, mon frigo d’occase marche plus, il faut chaud dedans à moins que ce ne soit l’été pour les frigos, je sais pas combiner ça coute un truc comme ça, il va falloir en acheter un, samedi peut être, j’ai pas beaucoup dormi, je vais essayer de me téléphoner, juste pour voir ce que ça fait de parler à quelqu’un… ….. hier j’ai eu envie d’écouter because the night, la chanson de Springsteen et patti smith, avant j’ai pris ma guitare, la folk, celle qui est toute vieille et toute égratignée, en gros y’a trois accords, je me suis dit, en gros, ça part sur un mineur quelconque, je me suis dit, exact, c’est venu tout de suite, la mineur fa sol pour la majorité du truc, on doit rajouter un do ou un mi quelque part, je chante faux, dommage, j’aurai aimé chanter ce truc, j’ai vu à la télé une fille qui chantait ça, à la nouvelle star je crois, j’ai eu envie d’être une fille et de savoir chanter, je me demande si j’aurai eu de gros seins………. .. ça va être bientôt l’heure de se lever, j’ai déjà bu deux cafés, la radio est allumée depuis longtemps mais je l’écoute pas, tout à l’heure j’ai survolé un peu la terre sur google earth, des toutes petites iles dans l’océan pacifique en 3D du coté des galapagos, on aurait dit l’île de Lost, tu sais, la série rigolote, j’ai survolé l’endroit de mon possible boulot de dans pas trop longtemps si je suis pris, il faudra que je déménage, j’ai retrouvé un roman qu’a écrit un type que je connaissais dans lequel j’apparais comme personnage secondaire, y’a une scène qui se passe dans ma petite maison sur l’île, moi je passe mon temps à délirer un peu dans ce roman, mais je suis juste de passage, je m’appelle Samuel je crois dans le roman… …. Je vais chercher samuel sur internet je vais lui envoyer un mail « tu deviens quoi ? » (putain j’ai le sens du contact, moi)..
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.. saturday afternoon.. (on february) (28 i thinck)
... et puis j’ai pris ma bagnole dans l’après midi, y’a eu ce coup de fil, ce coup de fil qui disait, je te dérange pas ?, va à l’essentiel j’ai répondu, elle a été à l’essentiel : la personne à qui je dois des points d’interrogation ne répond pas au tel… encore et encore j’ai revu les murs vertiges, et merde… encore et encore refile moi ton numéro, elle me l’a refilé, j’essaie moi, je te rappelle avant une heure… j’ai envoyé un texto à la personne à qui je dois des points d’interrogation.. je me suis posé sur le canapé y’avait un poids très lourd dans mes yeux je tiendrai pas j’ai pensé je vais m’endormir je vais m’évanouir je vais … ……. Je me suis endormi Deux minutes c’était plus le même monde J’avais laissé des marques, elles n’y étaient plus Je me suis demandé ce que je faisais exactement Si y’avait pas moyen d’arrêter ça .. sûrement sûrement j’ai composé le tel de la personne à qui je dois des points d’interrogation répondeur j’ai laissé un message ……..j’ai eu envie d’écouter maggie farm de dylan dans un concert live at budokan, je sais pas pourquoi j’ai eu envie de ça… oui, je sais……parce qu’il y a longtemps j’étais à paris, un jeudi soir, je me souviens de ça un jeudi soir, je suis passé à la fnac avant qu’elle ne ferme, aux halles je crois, j’allais voir je sais plus qui, ah si je sais très bien, je suis sorti de la fnac sans rien acheter, j’ai été chez cette personne, j’avais un truc dans ma poche, c’était ça…. ….. je veux dire c’était le double ou triple cd de dylan at budokan.. .. je l’avais pas acheté, je l’avais pas volé, je savais même pas qu’il existait ce disque.. .. j’étais pas fou de dylan…. ……………………… la première chanson était maggie farm…. Magguy, c’était mon enfance… j’allais chez magguy et ses sœurs… je me souviens plus si on jouait au docteur.. On jouait à pleurer, ça je m’en souviens… .. j’ai attendu, samedi afternoon, samedi 28 février afternoon…. ….et puis y’a eu un texto.. viens si tu veux a écrit la personne à qui je dois des points d’interrogation.. … j’ai pris ma bagnole et mes lunettes de soleil y’a un peu moins de cinquante bornes… j’écoutais France inter…. A un moment y’a eu la voix de quelqu’un chez qui je passais mes vacances petit, il est kaput maintenant… mais si ça se trouve, c’est moi qui me trompe de millénaire.. si ça se trouve c’est lui qui est vivant et moi mort le type à la radio… …. J’ai roulé avec mes lunettes de soleil Il fait beau tu trouves pas.. .. la personne à qui je dois des points d’interrogations a un petit studio au fond d’une cour avec un arbre…. Y’a des poutres et c’était putain de rangé et y’a un chauffage électrique.. On s’est embrassé J’avais pas serré ce corps depuis jamais sauf y’a trois jours… .. ça va pas être simple de trouver la bonne distance j’ai dit ouais elle a dit j’avais besoin de te voir j’ai dit j’ai dormi toute l’après midi c’est rangé c’est drôlement rangé je me suis assis… regarde elle a dit, j’ai ce truc de la freebox avec douze mille chaînes et plein de boutons.. j’ai regardé.. y’avait des photos au mur .. je sais pas si elle a lu ma note, la personne à qui je dois des points d’interrogation.. …. L’ordi était allumé ..il faisait bon.. j’avais mal à la tête tiens j’ai de l’efferalgan c’est effervescent ? ouais je suis pas resté longtemps pas plus de vingt minutes j’ai repris ma bagnole y’avait plus de soleil je me suis arrêté à une boulangerie j’ai acheté un truc avec de la confiture de fraises je suis rentré je me suis endormi ………………….. I am a whore wayfaring stranger traveling through this town alone there are no drugs no fear of danger in that gold land that I call home .. et puis , plus tard bientôt on rentrera dans les procédures…..
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.. forgiveness cheap...
;. et puis y’a ce truc du pardon, tu sais le dernier djian en quatre de couv : un jour pardonner n’est plus possible.. perso j’avais pas fait gaffe, j’ai pas de problème a priori avec le pardon… mais l’un ( e ) d’entre vous l’a reprise à son compte (la phrase) et je me suis mis à penser à ça, au-delà de la formule, je veux dire : • tiens ? • ai-je à pardonner ? • à qui ? • c’est quoi le pardon ? • c’est possible ou pas ? • c’est mieux ou pas ? • est ce que le pardon exclut la vengeance ? • est-ce qu’il en est consécutif ? • est-ce qu’il y a une ligne qui sépare le pardon du je m’en foutisme ?.. .. et tout ça…. … ..il fait assez chaud dans mon bureau là, je veux plus travailler, je veux dire TANT QUE TOUS LES TRADERS NE SERONT PAS EN PRISON… (et les autres aussi) (c’est une journée à prison aujourd’hui) …….. .. j’ai noté ce qu’il me passait par la tête à ce sujet sur le pardon sur mon petit carnet jaune (j’ai dit à la fille aux bougies samedi quand on roulait en voiture sur la route qui passe sur le plateau, et le ciel était gris, tiens j’ai écrit enfin sur le petit carnet jaune, celui qui coûte trois fois rien et que j’écrivais jamais dessus, et j’ai écrit avec le porte plume en verre de murano que j’ai acheté à venise une phrase que j’ai trouvé page 33 du nouvel observateur qu’elle avait achetée, elle achète jamais ce journal, mais là elle avait acheté ça et elle m’a dit, c’est quel genre de journal ça, je lui ai dit c’est genre françois hollande, elle m’a dit, on va passer un bon week end, j’ai dit oui surtout que j’ai vu que t’avais mis ta petite culotte blanche, elle m’a dit oui, c’est bien cette culotte quand je viens chez toi, j’ai dit oui, et j’ai dit aussi j’ai écrit sur le petit carnet jaune qui coute trois fois rien et elle m’a dit, je suis désolée mais cinq euros, c’est pas trois fois rien…. .. ......et j’ai dit tu as raison, et j’ai pensé je vais noter ce qu’elle a dit sur mon petit carnet jaune qui coûte pas trois fois rien mais cinq euros juste après la phrase de nathalie cappe qui dit page 33 du nouvel observateur : « Lacan, psychanalyste, avait finement mis en évidence la similitude entre la science et la religion : elles nous aliè-nent car toutes deux produisent du sens. On va vers la religion pour trouver un sens à … de même on demande à la sciences de « donner du sens à… (notre symptôme, etc ». La foi exagérée de l’homme dans l’une ou l’autre (souvent les deux à la fois) l’aliène, l’illusionne sur ces pseudo-réponses à son angoisse, le prive de sa parole singulière voire lui cloue le bec et l’éloigne d’une véritable pensée sur son désir … »…. Et j’ai noté juste après cette phrase avec stylo orange fluorescent : chercher sur le net le truc de lacan et le vérifier, parce que je trouvais assez pas con et lacan dit tellement n’importe quoi que moi aussi je lui fais dire ce que je veux et d’ailleurs je m’en prive pas, je me souviens avoir eu mon bac en référençant des tas d’idées que si elles étaient de moi, m’auraient valu genre deux et demi mais signées kieerrkegard ou briderbalaum m’ont valu un putain qu’il est bon ce mec, (j’invente aussi les auteurs, je veux dire on est dans un monde approximatif, y’a encore des gens qui ont des boutons d’acné, ça fait pas propre … ))….. … Où j’en étais ????? … yes le pardon… Bon là, j’ai plus envie de remettre en ordre, je te recopie en vrac VRAC : Pardon : rapport avec la souffrance Est-ce la souffrance elle même ? la douleur de la souffrance en tant que telle ? Ou son origine ? .. est ce que le pardon c’est cesser de donner de l’importance à la personne qui vous a infligée cette souffrance ? Exemple trivial : le type à côté me prend pour un con et me le fait savoir, je m’en bats les couilles ou je lui ECRASE les siennes à coup d’enclume et tout va bien…. Une personne genre ma mère, mon père, me prend pour un con et me le fait ostensiblement savoir, la question est : je souffre, je sais plus comment je m’appelle à cause de ça, puis je lui pardonner ????? (on peut prendre d’autres exemples, plus acérés, plus contextualisés, plus ulcérés, plus culturellement marqués, on peut, le principe est le même : l’origine….) … .. donc est-ce que le pardon n’est pas forcément liés à l’importance symbolique de la personne qui vous a fait souffrir ?? … donc on peut pas pardonner parce qu’on veut être aimé de la personne qui vous a fait chier grave… Ou qu’on s’autorise pas à le haïr pour de bon.. Sinon on se pose pas la question, on s’en tape… .. bon j’ai noté que ça sur mon carnet jaune de pas du tout trois fois rien….. .. c’est très moyen, c’est trois fois rien.. (quoique cinq euros c’est pas trois fois rien.. (c’est une note à deux euros douze… )
Vendue.
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