.. et puis j’ai acheté un punching ball et je deviens (doses fragmentées) (juste quelques minutes de ci de là ), toxico à la clarté du choc, poing contre caoutchouc, boule d’énergie bandante et sans aucune ambiguïté,….
…je n’aime pas l’ambiguïté, je n’aime pas les sous entendus, je n’aime pas les à peu près, je n’aime pas le flou, je n’aime pas l’attente,
cogne mon gars, cogne,
… cet après midi, soleil net, sans ambiguïté, sans flou, sans à peu près, soleil net, va savoir d’où il vient, soleil juif errant, cet après midi, jardin de la maison de la fille aux bougies, elle travaillant sur la table en teck sous le ridicule parasol jaune, moi ayant ramassé un petit opuscule sur l’islam, connais mal, connais peu, j’ai lu les trente six premières pages, je n’y rien compris, le type qui a écrit l’opuscule voulait pas que quelqu’un comprenne quoi que ce soit, c’est sur sinon il aurait pas écrit des phrases comme ça, des paragraphes mélangés, il aurait expliqué, il aurait dit simplement, clairement, nettement ce qu’il avait à dire,
(et je cogne sans ambiguïté sur le punching ball)
y’en a qui aime ça, le flou, l’ambiguïté, l’à peu près, j’aime pas, je comprends pas, j’ai rien compris à l’islam, ni au soufisme, ni au reste, je regarderai sur google
(ou pas)
j’ai mille vies à vivre et je ne fais rien, la fille aux bougies a dit, c’est une absurdité, le temps, c’était clair, net, sans ambiguïté, elle a dit c’est absurde le temps quand j’ai ri en lisant dans le fascicule : les croyants auront les plaisirs de la vies et du sexe, les incroyants seront torturés pour l’éternité, on retrouve la même chose dans presque toutes les religions je crois, la fille aux bougies hait la religion, toutes les religions, une haine massive, claire, nette, sans ambiguïté, moi je m’en fous, je trouve assez étonnant que quelqu’un puisse croire en dieu, je ne sais pas d’où ça vient , une grande angoisse peut être, la la grande peur de la mort sûrement,
..pourtant la mort n’est pas ambiguë, elles est claire, nette, y’a un avant y’a pas d’après, c’est une absurdité le temps, elle a dit, oh oui, on vit un présent tellement éternel, …
.. .. j’avais un coup de déprime ce matin, tu sais, mais c’est tellement absurde le temps que j’ai fini par sourire, je suis rien qu’un présent éternel avec deux gants de boxe trop petits ,mes pouces qui dépassent et tu vas voir ta tronche, punching ball de merde…
(et je te l’ai dépouillé la boule bleue)
(oh putain ce que je lui ai mis)
(deux gauches, une droite)
(sans aucune ambiguïté )
…………….
(allez, je vais me branler)
(sans aucune ambiguïté non plus)